Actualité

01-10-2015

Publicis, injustement sanctionnée.

Publicis a baissé de près de 25% depuis avril alors qu’elle est une des agences les mieux placées pour capter les nouvelles tendances du marketing.

Certes, la croissance du groupe a fléchi depuis le début de l’année et elle est inférieure à celle des concurrents, mais c’est probablement les dernières conséquences de la fusion avortée avec Omnicom, qui avait mobilisé les énergies l’année dernière au détriment du développement commercial. Depuis, Publicis a accentué sa stratégie dans le digital en rachetant l’américaine Sapient, qui va lui permettre d’augmenter son chiffres d’affaires d’environ 20% et la placer au premier rang pour la publicité sur les supports numériques, créneau le plus porteur d’avenir. Dans le même temps, les performances financières sont toujours au rendez-vous : 50% de son chiffres d’affaires en dollars, marge d’exploitation aux alentours de 16%- pas très éloignée de celles des produits de luxe- et une forte génération de liquidités qui nourrit tout à la fois un généreux dividende et la possibilité de poursuivre une politique de croissance externe ciblée. La société a décidé de revoir son organisation pour pallier la sous-performance commerciale récente et l’on peut faire confiance à Monsieur Levy pour ramener son groupe à un rythme de croissance au moins égal à celui du marché : si la période actuelle est un peu moins favorable, c’est, comme souvent avec les belles affaires, une occasion d’achat.

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